AGATHE RAGUIT fait partie de l'équipe qui a imaginé "LIVING GROUNDS"

Living Grounds - Agathe Raguit, Alexandru Senciuc, Andrei Stan,Tudor Mafteianu, Arnaud Thomas, Cristian Santabanez, Helmi Ghammam, Irène Pluchinotta, Iris Yassur, Razvan George Gorcea, Samia Ben Rajeb

Living Grounds - Agathe Raguit, Alexandru Senciuc, Andrei Stan,Tudor Mafteianu, Arnaud Thomas, Cristian Santabanez, Helmi Ghammam, Irène Pluchinotta, Iris Yassur, Razvan George Gorcea, Samia Ben Rajeb

What if we lived in a word not only alive, but also capable of changing its shape so as to adapt optimally to the rise of the sea level?

Living grounds is the result of a collaboration between Agathe Raguit, Alexandru Senciuc, Andrei Stan,Tudor Mafteianu, Arnaud Thomas, Cristian Santabanez, Helmi Ghammam, Irène Pluchinotta, Iris Yassur, Razvan George Gorcea and Samia Ben Rajeb. 11 people who, thanks to their strong collaboration, imagined a bactero-coral, an organism that is "half alive, half-mineral and sensitive to electromagnetism". This organism acts according to the "Brain", an artificial intelligence which analyses the DATA, a grouping of an outstanding amount of data that allows it to predict the evolutions of an area and to adjust the growth of Bactero-coral accordingly.

This technology would be the opportunity to expand land over the seas responsibly.  

Et si nous vivions dans un monde non seulement vivant, mais capable de changer de configuration afin de s’adapter au mieux à la montée du niveau des océans ?

Living grounds est le fruit de la collaboration entre Agathe Raguit, Alexandru Senciuc, Andrei Stan,Tudor Mafteianu, Arnaud Thomas, Cristian Santabanez, Helmi Ghammam, Irène Pluchinotta, Iris Yassur, Razvan George Gorcea et Samia Ben Rajeb. 11 personnes qui, par la force de leur collaboration, ont imaginé le bactéro-corail, un organisme « mi-vivant, mi-minéral et sensible à l’électromagnétisme ».  Cet organisme agit en fonction du « Cerveau », une intelligence artificielle qui analyse le DATA, un regroupement d’une quantité astronomique de données qui lui permettent d’anticiper les évolutions d’une surface et d’ajuster la pousse du Bactéro-Corail en fonction de ces données.

Cette technologie permettrait une expansion de la terre sur la mer de manière responsable.

Living grounds appliqué à New-York

Living grounds appliqué à New-York

Living grounds à l'échelle de Rio de Janeiro

Living grounds à l'échelle de Rio de Janeiro

Living grounds eco-responsable

Living grounds eco-responsable

We met Agathe Raguit, who won the 2014 recognition award with this project.

Hi Agathe,

3 years ago, you participated to the International competition in architecture of the Jacques Rougerie Foundation – Institut de France. What has changed for you since?

3 years ago, I was working in an architecture agency. Today, I have built my own and became an entrepreneur.
 

LivingGrounds, the DATA, bactero-coral … if you had to explain this to the average person, how would you define it?

Living grounds is a concept made to address the problem of the rise of the sea level on earth, combining biology and technology. It offers an alternative to the disappearance of populated lands in terms of space and constructions, beyond present and future geopolitical organisations.

With Living grounds, you and your team have won the recognition award for the “Architecture and the rise of the sea level” category. With a team of 11 people, from different cultural and educational backgrounds, what were each and everyone’s roles?

Individually, we’d all want to participate to a competition. Several elements connected our team together, namely the meeting that Alexandru organised. At this moment, we all tried to define a progress schedule, and made it so that every member of the team would find its place. Progressively, the project has been carried on by a hard core who developed and carried further and the project while being supported and helped by the rest of the members of the team. We didn’t have a leader because everyone had different skills that served the project’s advancement. We learnt to work together and to repeatedly pass on the baton to each other.
Because Alexandru worked on the theme of collaboration as part of his research, he instantly structured our way of functioning to share information with one another and to write meeting reports.
 

What kind of complications have you encountered during the creation process of your project?

The creation of our project was swift and has connected the team. But as we were 11, we had to channel each and everyone’s energy so that the project would stay coherent.

“Big data”, a set of numeric data, allows to predict each and everyone’s behavior thanks to a series of algorithms beyond human capacity. Would there be any similar risk with your project?

Living Ground doesn’t have a prediction capacity. It grows and develops depending on the data it receives. The interest of the concept is that it stays open and it doesn’t propose a stock answer that is applicable to the rest of the world. It states a situation, gives us the means to see the risk coming and to adapt to it.
There is no rupture because the process takes place in the long run, so that everyone can adapt. It is a support for projects and reflection.

 

Have you been able to further develop your project since the Foundation’s competition?

With Helmi, we asked the other members of the team to continue to work on the concept, by making a documentary presenting specialist’s interviews challenging the project. The idea was to present this idea to the Foundation so that we could present the movie like a “And after the competition?” and that the Foundation would support us on the approach.
Unfortunately, some exterior circumstances have not given the team the possibility to regroup around the new project and I couldn’t carry this project alone.

Have you worked on a project of this size ever since?

I kept on working on these environmental questions and on biomimetic more personally because I am an architect-researcher as well. Not for an international competition, but more on a daily practice of the project.

Nous avons rencontré Agathe Raguit, qui a obtenu la mention spéciale 2014 avec ce projet.

Bonjour, Agathe! 

Il y a 3 ans, tu participais au concours international d’architecture de la Fondation Jacques Rougerie – Institut de France. Qu’est-ce qui a changé dans ta vie ?

Il y a 3 ans en participant au concours de la Fondation Rougerie, j'étais salariée dans une agence d'architecture.  Aujourd'hui j'ai monté ma propre agence et je suis devenue entrepreneur.

LivingGrounds, le DATA, bactéro-corail…. Si tu devais l’expliquer au commun des mortels, c’est quoi ?

Living Grounds est un concept pour répondre à la montée du niveau des océans sur le globe, alliant biologie et technologie. Il offre une alternative spatiale et constructive à la disparition de terres habitées au-delà des organisations géopolitiques présentes et à venir.
 

Avec LivingGrounds, toi et ton équipe avez remporté la Mention Spéciale, catégorie “Architecture et la problématique de la montée du niveau des océans ». Avec une équipe de 11 personnes de cultures et de formations différentes, quels étaient les rôles de chacun ?

Individuellement nous souhaitions tous participer à un concours.
Plusieurs éléments sont venus fédérer l'équipe notamment la rencontre organisée par Alexandru. A ce moment là, nous avons essayé de définir un calendrier d'avancement et une organisation pour que chacun trouve son rôle et sa place dans l'équipe. Finalement, un noyau dur s'est constitué pour porter et développer le projet, nourri et soutenu par tous les autres membres de l'équipe. Il n'y a pas eu de leader car chacun avait des compétences différentes qui servaient le projet. Nous avons appris à travailler ensemble et constamment passer le relais entre nous.
Alexandru travaillant dans le cadre de ses recherches sur la collaboration a tout de suite structuré notre fonctionnement pour diffuser les informations à chacun de membres et faire des compte-rendus de nos réunions.

Quels sont les difficultés que vous avez rencontrées pendant le processus de création de votre projet ?

La création du projet s'est fait très rapidement et a fédéré l'équipe. Mais étant 11, il a fallu canaliser les énergies de chacun pour que le projet et son rendu reste cohérent.

Le « Big Data », un ensemble de données numériques, permet de prédire les comportements de tout un chacun grâce à une série d’algorithmes bien au-dessus des capacités de l’homme. Y-aurait-t’il des risques similaires avec votre projet ?

Living Ground n'a pas de capacité de prédiction. C'est en fonction des données qu'il reçoit qu'il croît et se développe. L'intérêt du concept c'est qu'il reste ouvert et ne propose pas une solution « toute faite » à appliquer sur tout le globe. Il fait état d'une situation, permet de voir le risque venir et se familiariser avec celui-ci.
Il n'y a pas de rupture car le processus s'inscrit dans le temps long pour que chacun puisse s'adapter. Il est support de projets et de réflexions.

Avez-vous pu avancer dans le développement de votre projet depuis le concours de la Fondation ?

Avec Helmi nous avons proposé aux autres membres de l'équipe de continuer à travailler sur le concept, sous la forme d'un documentaire présentant les interviews de spécialistes challengeant le projet. L'idée étant de présenter cette intention à la Fondation pour que nous puissions présenter le film comme un « Et après le concours ? » et qu'elle nous soutienne dans cette démarche.
Malheureusement, beaucoup de circonstances extérieures n'ont pas permis à l'équipe de se réorganiser autour de ce nouveau projet. Et je ne pouvais pas assumer seule ce travail.

As-tu travaillé sur de nouveaux projets de cette envergure depuis ?

J'ai continué à travailler sur ces questions environnementales et de biomimétisme dans un cadre personnel car je suis également architecte-chercheur.  Pas forcément pour un concours d'idée international mais dans ma pratique quotidienne du projet.

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