Focus: A word from the experts 

LES TROIS FOCUS 2018

The three focuses of 2018

Initiated in 2017, the Focus are renewed in 2018. They make it possible to respond to an emerging problem and to provide a targeted, medium-term forward-looking vision.

To return to the contest platform, it's here

To learn more about focus 2018, read below  :

 

Initiés en 2017,  les Focus sont reconduits en 2018. Ils permettent de répondre à une problématique émergente et d’apporter une vision prospective ciblée, à moyen terme.

Pour revenir à plateforme du concours, c'est  ici

Pour en savoir davantage sur les focus 2018, lire ci-dessous :


 PHILIPPE VALLETTE,  managing Director of Nausicaa

Philippe Vallette s'exprime sur le sujet des constructions flottantes avec le plastique de Mer.

Philippe Vallette tell his thoughts about floatting constructions from recycled pastics.

Floatting constructions from recycled plastics of the seas.

Constructions flottantes avec le plastique recyclé en mer.

Les micros et macros déchets de plastiques qui polluent toutes les mers du globe représentent une gigantesque masse de matières plastiques, de différentes sortes (polyéthylène, polypropylène, nylon, etc.). Qu’ils proviennent de filets de pêche, de chaluts, d’emballages, de déchets industriels ou ménagers, de résidus, d’articles et objets échappés d’un conteneur à la dérive, qu’ils soient rejetés en mer ou apportés par les fleuves, ces déchets sont un fléau planétaire, directement ou indirectement responsable de la destruction de la faune et de la flore marines, sous-marines et côtières.

Le projet présenté devra prendre en compte ce type de déchets plastiques présents en mer, les utilisant comme matériau de construction ou d’une toute autre façon qui permettra de les valoriser (c’est le un des maux de notre société contemporaine… pas sûr que ce soit bien vu… ?) et de les intégrer dans un projet architectural flottant, qu’il s’agisse d’un habitat, d’un bâtiment, d’un moyen de transport, d’une installation ou d’équipements à usage professionnel, e travail, scientifique, de loisirs, social, etc.commercial, à terre, flottant, sous-marin…

Le projet devra utiliser un ou plusieurs types de micro ou de macro déchets présents dans les océans, dans leur forme entière lorsqu’ils sont collectés ou bien sous la forme de granulés ou de tout autre matériau résultant du recyclage et de la transformation de ces plastiques.

Micro-plastic and macro-plastic pollutions represent a gigantic amount of plastic trash in the oceans, of different kinds (polyethylene, polypropylene, nylon…). Whether it originated in fishing gears, trawls, packaging, industrial or household trash, whether it’s made of objects escaped from drifting containers, whether it’s directly released at sea or carried by rivers, such plastic waste is a global disaster, directly or indirectly responsible for the mass destruction of fish, sea mammals, turtles, sea birds, plants and almost all forms of sea life, marine or coastal wildlife and flora.

The project must take ocean plastics into account, either by using micro or macro plastic trash as a construction material, or in any other way that will include such plastic in the projects. The project must be a floating one. It can be a housing facility, a building, a transportation mean, any sort of equipment, for any purpose (commercial, scientific, leisure, social, etc.).

The project must use one type or several types of micro or macro ocean plastics, directly “as is” when collected, or recycled as granules or any other transformed product made from ocean plastic waste.

 

 


 CLAUDIE HAIGNERE,  ESA astronaut

CLAUDIE HAIGNERE, ESA astronaut

Claudie Haigneré nous en dit plus sur le principe du village Lunaire :

Claudie Haigneré tell us about

 

Le village Lunaire

Lunar village

All space exploration roadmaps include the Moon as the next step before a trip to Mars. The Human presence on this satellite in permanent infrastructures would therefore constitute a real springboard before further exploration. Jan Woerner, Director General of ESA (European Space Agency), proposed the concept of the "Moon Village" in 2015. This vision implies an incrementally growing ensemble suited for multiple uses and open to multiple users.

The Moon Village should be imagined as an open, inclusive and sustainable project to serve humankind by supporting world-class science, novel cooperation opportunities open to all Nations, and opportunities for public as well as industrial and commercial players in diverse fields such as industrial, commercial, tourism, educational or cultural.

On the surface of the moon...

The absence of a protective atmosphere makes its surface very hard and very exposed to extreme temperatures (from - 110°C to + 130°C). The Moon is also regularly bombarded by meteorites. Its surface is covered with a fine dust coated with a glassy shell which makes it very abrasive, but also electrostatic because of its exposure to the waves of solar radiation. The gravity of the Moon is equal to 1/6th of that of the Earth.

The objective of the competition is to propose housing systems independent of the Earth, autonomous, utilizing as much as possible in situ resources (ISRU) in a circular economic mode. These closed-loop life support systems should include atmospheric regulation, food and water production, waste recycling, essential equipment for life (exercise, mobility..). These projects could fall into one of both categories:

- modular systems brought from Earth and assembled on site,

- built in situ with regolith based materials and systems, on surface or partially /fully inside lava-tubes.

 

 

 

Toutes les feuilles de route de l’exploration spatiale incluent la Lune comme étant la prochaine étape avant un voyage vers Mars. Notre présence sur ce satellite de la terre dans une infrastructure permanente constituerait donc un véritable tremplin avant une exploration encore plus lointaine. Jan Woerner, directeur général de l’ESA (Agence Spatiale Européenne), a proposé en 2015, le concept du “Village sur la Lune” « Moon Village ». Cette vision implique une expansion progressive d’infrastructures habitables, adaptée à de multiples usages et différents types de résidents et utilisateurs.

Le village Lunaire devra être imaginé comme un projet ouvert, inclusif et durable au service de l'humanité, soutenant la science internationale, proposant de nouvelles opportunités de coopérations avec des acteurs spatiaux et non spatiaux, ouvertes à toutes les nations et élargissant les utilisations potentielles qu’elles soient industrielles, commerciales, touristiques, éducatives ou culturelles.

A la surface de la Lune… : L'absence d'atmosphère protectrice, rend sa surface très dure et très exposée aux températures extrêmes (de - 110°C à + 130°C). La Lune est également régulièrement bombardée par des météorites. Sa surface est recouverte d'une fine poussière enrobée par une coquille vitreuse qui la rend très abrasive, mais aussi électrostatique du fait de son exposition aux ondes du rayonnement solaire. La gravité de la Lune est égale à 1/6è de celle de la Terre.

L’objectif du concours est de proposer des systèmes d'habitation indépendants de la Terre, autonomes, utilisant les ressources in-situ, dans une démarche d’économie circulaire. Ces systèmes de support-vie en boucle fermée, devront englober la régulation de l'atmosphère, la fabrication de nourriture et d'eau, le recyclage des déchets, les équipements indispensables à la vie (exercice, mobilité...). Ces projets pourront entrer dans l’une des deux catégories :

- des systèmes modulaires apportés de Terre et assemblés sur site,

- des systèmes construits in situ avec des matériaux et systèmes par exemple à base de régolithe, en surface ou dans les cavités-tunnels de lave


Justin Ahanhanzo nous parle des dangers de la montée du niveau des océans sur les côtes africaines

Justin Ahanhanzo explains the dangers of sea level rise for the African coastline

 

Le littoral africain

The African coastline

Le Président Mandela disait en 1998, que les longues et magnifiques côtes d’Afrique ainsi que l’abondance de ressources marines, peuvent contribuer à améliorer la sécurité économique, alimentaire et environnementale du continent. L’Afrique en étant bordée par la mer méditerranée et la mer rouge au nord, l’océan atlantique à l’ouest, l’océan indien à l’est et l’océan austral à l’extrémité sud du continent, est bien dotée.

Parmi les atouts majeurs qu’offrent les océans et les côtes africaines pour le développement économique, social et culturel du continent, on peut citer : 

- le transport maritime de pétrole et de gaz  côtiers  et offshore,

- le transport et le commerce maritime,

- l’extraction minière sur les côtes et au large,

- la pêche côtière et hauturière,

- une biodiversité hors de l’imagination et d’énormes ressources génétiques et médicinales marines, 

- le tourisme de bord de mer

Ces ressources marines et côtières, tout comme le reste des ressources environnementales de l’Afrique, continuent d’être exploitées d’une façon qui ne profite pas à l’Afrique, ni à ses populations.

Les défis pour l’Afrique en ce qui concerne son développement côtier sont entre autres, la montée du niveau des océans, l’inondation des côtes et les crues, la pollution par les hydrocarbures et la pollution d’origine terrestre, la dégradation des littoraux y compris l’érosion côtière avec la perte des infrastructures et des domaines côtiers, la perte de la biodiversité et des habitats critiques.

Il devient donc important d’inventer de nouvelles formes de villes côtières, durables, ouvertes et résilientes grâce à une architecture innovante et une ingénierie côtière localement adaptées en Afrique. Le but de ce focus est de contribuer à la fois à l’invention du futur en ce qui concerne le développement des villes côtières africaines ainsi que la préservation de leurs patrimoines intangible et tangible.

Ce focus s’adresse à toute personne ou équipe visionnaire et passionnée, afin d’imaginer des systèmes de techniques et d’innovations, de design, d’architecture, de concepts et/ou de modèles scientifiques et des méthodes d’ingénierie en se servant à la fois de savoirs et de technologies modernes et ancestrales, qui respecteront la civilisation et la cosmogonie africaines, l’identité locale, les valeurs culturelles, sociales et environnementales en harmonie avec le mode vie des communautés et des populations locales tout en reflétant notre monde globalisé.

Tout en encourageant des équipes internationales riches de diversité de par le monde, il est cependant recommandé de privilégier à la tête des équipes ou des promoteurs de projets, des ressortissants Africains, idéalement basés en Afrique ; dans le but de soutenir le leadership, l’esprit d’appropriation et d’entrepreneuriat en Afrique.

President Mandela said in 1998 that Africa's long and beautiful coasts and abundant marine resources can contribute to improving the continent's economic, food and environmental security. Africa, being bordered by the Mediterranean Sea and the Red Sea to the north, the Atlantic Ocean to the west, the Indian Ocean to the east and the Southern Ocean at the southern end of the continent, is well endowed.

Among the major assets offered by the African oceans and coasts for the continent's economic, social and cultural development are: 

- maritime transport of coastal and offshore oil and gas,

- transport and maritime trade,

- coastal and offshore mining,

- inshore and offshore fishing,

- biodiversity outside the imagination and enormous marine genetic and medicinal resources, 

- seaside tourism

These marine and coastal resources, like the rest of Africa's environmental resources, continue to be exploited in ways that do not benefit Africa or its people.

Challenges for Africa's coastal development include rising sea levels, coastal flooding and flooding, oil pollution and land-based pollution, coastal degradation including coastal erosion with loss of coastal infrastructure and domains, loss of biodiversity and critical habitats.

It is therefore becoming important to invent new forms of sustainable, open and resilient coastal cities through innovative architecture and locally adapted coastal engineering in Africa. The aim of this focus is to contribute both to the invention of the future with regard to the development of African coastal cities as well as the preservation of their intangible and tangible heritage.

This focus is addressed to any visionary and passionate person or team, to imagine systems of techniques and innovations, design, architecture, concepts and/or scientific models and engineering methods using both modern and ancestral knowledge and technologies, which will respect African civilization and cosmogony, local identity, cultural, social and environmental values in harmony with the way of life of communities and local populations while reflecting our globalized world.

While encouraging international teams rich in diversity around the world, it is however recommended to favour African nationals, ideally based in Africa, at the head of teams or project promoters; in order to support leadership, ownership and entrepreneurship in Africa.

 


Eric Scotto, nous explique les enjeux des innovations solaires en bord de mer :

Prix Etudiant "Architecture et innovations solaires en bord de mer"

Eric Scotto, explains the challenges about solar innovations by the seas :

 

Student Award "Architecture and Solar Innovations by the sea"

Today, the energy efficiency of buildings is at the heart of our concerns. On the other hand, it is urgent to end the supply of fossil and nuclear energy in favour of renewable energy sources. Scientists are working to propose aesthetic solutions for solar energy production through solar tiles. These tiles produce electricity that contributes to self-consumption from photovoltaic sources by directly converting solar energy into electrical energy.

Akuo Energy, a renewable energy producer, developed the Agrinergie concept in 2008, an innovative program that links organic farming and solar energy, with, for example, greenhouses with semi-photovoltaic roofs, which both protect crops from climatic hazards while producing energy.

The objective of the competition is to integrate an innovative solar solution, solar tiles, in an urban or rural coastal (seaside) environment allowing the energy independence of the structure. The project can be applied to both public buildings and dwellings.

The project must meet the following constraints:

- Solar tiles must blend into the building so that the building is in harmony with the environment. The tiles should therefore not only be laid on the building but should be an integral part of the structure so that it is as aesthetic as possible. The solar tiles must adapt to the climatic and aesthetic constraints of the location chosen for the project on the seaside.

- Must be compatible with all solar tile formats

- The project must be realistic and feasible today or in the very near future (5/10 years).

- The solar energy contribution linked to the project must meet the specific needs of the chosen structure, i.e. constitute a real symbiosis between the structure's activity and its energy needs (housing, school, aquaculture farm, ferry terminal, etc.).

 

 

Aujourd’hui, l’efficacité énergétique des bâtiments est au cœur des préoccupations. D’autre part, il est urgent d’en finir avec l’approvisionnement en énergies fossiles et nucléaires pour privilégier les sources d’énergies renouvelables. Des scientifiques travaillent pour proposer des solutions esthétiques de production d’énergie solaire à travers des tuiles solaires. Ces tuiles produisent de l'électricité contribuant à l'autoconsommation d'origine photovoltaïque en transformant directement l’énergie solaire en énergie électrique.

Akuo Energy, producteur d’énergies renouvelables a développé le concept d’Agrinergie en 2008, un programme innovant qui lie l’agriculture biologique et l’énergie solaire, avec par exemple, des serres à couvertures semi-photovoltaïque, qui permettent à la fois de protéger les cultures des aléas climatiques tout en produisant de l’énergie.

L’objectif du concours est d’intégrer une solution solaire innovante que sont les tuiles solaires, dans un environnement de bord de mer permettant l’indépendance énergétique de la structure. Le projet peut s’appliquer à des bâtiments publics comme à des habitations.

Le projet doit répondre aux contraintes suivantes :

- Les tuiles solaires doivent se fondre dans le bâtiment de façon à ce que le bâtiment soit en harmonie avec l'environnement. Les tuiles ne devront donc pas être posées uniquement sur le bâtiment mais devront faire partie intégrante de la structure de façon à ce que ce soit le plus esthétique possible. 

- Les tuiles solaires doivent s’adapter aux contraintes climatiques et esthétiques du lieu choisi pour l’implantation du projet (en bord de mer)

- Le projet doit être compatible avec tous les formats de tuiles solaires

- Le projet doit être réaliste et réalisable aujourd’hui ou dans un futur très proche (5/10 ans)

- L’apport en énergie solaire liée au projet doit répondre aux besoins spécifiques de la structure choisie, c’est-à-dire constituer une réelle symbiose entre l’activité de la structure et ses besoins en énergie (habitation, école, ferme aquacole, gare maritime, etc.)

Comment